Monde
14 septembre 2012 à 12:33 | par Bénédicte Boucays
Visa pour l’image : notre sélection de photos
-
Mot du jour
Mot du jour et définition -
Outils pédagogiques -
Gélocalisation -
6
6 commentaires -
Articles associés
Articles de la même rubrique -
Version imprimable de l'article -
Partager
Partager sur Facebook ou sur Twitter
Le mot du jour : reporter
Les photojournalistes sillonnent la planète et ramènent des images spectaculaires, dramatiques ou tendres. Sans eux, il n’y aurait pas de photo dans 1jour1actu ou dans la plupart des journaux d’informations. Depuis vingt-deux ans, à Perpignan (dans le sud de la France), le Festival « Visa pour l’image », rend hommage aux photojournalistes à travers des expositions et des rencontres. Découvre notre sélection de photos et quelques astuces pour lire une photo de presse.
Les outils du jour
Pourquoi en parle-t-on ?
Parce que la 24e édition du Festival international de photojournalisme « Visa pour l’image » se tient en ce moment à Perpignan.
L’@ctu du jour :
Pourquoi le métier de photojournaliste est-il si important ?
Sans ces excellents photographes, tu ne pourrais pas voir les événements qui se produisent dans le monde. Les photojournalistes parcourent la planète pour ramener des instants, des images.
Jusqu’au 16 septembre, ces professionnels de la photo profitent de ce grand festival de photojournalisme pour expliquer et montrer leur métier. Un métier qui est parfois dangereux, notamment lorsqu’il est pratiqué dans des pays en guerre.
Au mois d’avril dernier, le journaliste français Rémi Ochlik a été tué, lors d’une attaque dans un quartier, à Homs, en Syrie, alors qu’il était en reportage. Tu pourras voir une des ses photos dans notre sélection un peu plus bas.
Malgré ces drames, c’est une profession qui reste indispensable. Grâce à leurs photos, nous pouvons mieux comprendre ce qui se passe dans le monde.
Notre sélection et analyse de photos :
Les chœurs de l’armée nord-coréenne se produisent à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance du dirigeant Kim Il-Sung.
16 avril 2012, Pyongyang.
Le photographe : Ed Jones
En un seul clic, le photographe réussit à nous plonger dans l’ambiance d’une des pires dictatures au monde.
Les 2/3 de l’image sont occupés par des hommes en tenue militaire. Ils ont tous la bouche ouverte et les bras tendus le long du corps. Notre regard passe de l’un à l’autre sans vraiment s’arrêter. Ils semblent tous identiques. Les femmes occupent le haut de la photo, elles sont dans l’ombre, silencieuses. Le photographe a choisi un cadrage serré, tout près des chanteurs. Ce qui donne l’impression d’être enfermé dans ces lignes horizontales. Un enfermement qui rappelle celui de la dictature nord-coréenne. Mais le tour de force d’Ed Jones – qui a été invité par le gouvernement pour assister aux manifestations en l’honneur d’un ancien dirigeant – est d’arriver à nous faire comprendre que ce qu’il regarde est inquiétant alors qu’on lui montre « le meilleur », ce qui est le plus représentatif du pays.
Les cimetières de l’électronique.
Nigeria, 2012.
Le photographe : Stanley Greene
L’utilisation du noir et blanc accentue l’impression d’un lieu fermé.
Au premier plan et au centre de la photo, un homme attire tout de suite notre regard. Il travaille au recyclage des ordinateurs, des téléphones portables et autres appareils électroniques, qui proviennent du monde moderne, de l’Occident. On voit très vite qu’il travaille dans de mauvaises conditions avec un outil (le marteau), qui semble dérisoire par rapport aux centaines d’appareils à recycler.
En même temps, il porte des écouteurs qui sont plutôt un signe de modernité. C’est sale, mais il semble habitué à cet environnement. Il est occupé à taper sur un objet qui ressemble à un néon. Il est seul au milieu du désordre, au milieu d’une montagne d’objets et de fils. Le cadrage de Stanley Green est serré. On devine juste un peu de blanc au fond. Mais où sommes-nous ? À l’intérieur, à l’extérieur ?
Des manifestants scandent des slogans durant un rassemblement contre le Conseil militaire égyptien sur la place Tahrir.
Le Caire, 27 novembre 2011.
Le photographe : Rémi Ochlik.
Une photo prise rapidement au cœur des manifestations.
Le photographe Rémi Ochlik est au cœur de l’action quand il prend cette photo. Il est dans la foule. Avec les manifestants. De jeunes hommes crient et manifestent dans une rue du Caire, dont on aperçoit des façades d’immeubles. On ne sait pas qui ils invectivent. Une personne ou quelque chose au-dessus d’eux ?
Notre regard se porte naturellement sur un homme au centre de la photo. Il porte une casquette, sa tête est renversée en arrière. Il crie en portant sa main à sa bouche. À ses côtés, un jeune homme (visage d’adolescent), regarde le coin gauche de la photo, c’est le seul qui ne regarde pas dans la même direction que les autres. Il fait un V de la victoire. Il s’adresse à une personne en particulier, sans doute le photographe, qui n’est pas dans l’image. Le premier plan est net, le second plan est flou. La photo, n’est pas un carré parfait, les immeubles sont penchés. On comprend vite que le photographe a pris cette photo rapidement, comme dans l’urgence.
Manifestant fuyant les gaz lacrymogènes.
Athènes, 20 octobre 2011.
Le photographe : Aris Messinis.
La statue accompagne le manifestant dans sa fuite.
Cette photo a été choisie pour l’affiche du Festival « Visa pour l’image ».
Notre regard est tout de suite attiré par l’homme qui porte un masque et qui court vers la droite pour échapper aux policiers. Impossible de savoir qui se cache derrière cette silhouette qui pourrait être celle d’un autre manifestant. L’anonymat domine. L’image est envahie par la fumée des gaz lacrymogènes. En arrière-plan, on devine les forces de l’ordre. Pas de fuite possible vers l’arrière ou vers la gauche, pour notre manifestant !
Au premier plan, on aperçoit la statue un peu floue d’un coureur, d’un athlète grec. Elle représente le passé. Son socle est tagué et envahi par des boissons. Un détail qui montre le désordre et la protestation. Derrière elle, l’autre homme qui court. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre ces deux silhouettes. Elles sont en mouvement, comme si la statue accompagnait le manifestant dans sa fuite. Comme si le passé et le présent se rejoignaient dans un même espoir, celui d’un changement, d’une autre société plus juste.
Sur le quai du port de Ishinomaki, Japon.
Le 15 avril 2011.
Le photographe : Lars Lindqvist
Le regard de cette femme nous fait entrer dans ce qui existe. On ressent le passage du tsunami.
L’épave sur le mur du quai attire tout de suite notre regard, puis il descend vers la voiture et repart vers l’autre épave située aux trois quarts de la photo. Il s’arrête sur les éléments les plus imposants : les deux bateaux et la voiture. Au premier plan, on voit le visage de la femme qui regarde le photographe. Elle semble étonnée, qui peut encore être là ? Qui peut encore rester dans ce lieu alors qu’il faut fuir ? D’ailleurs, ils fuient tous à bord de ce véhicule. Ils vont bientôt disparaître et laisser place à ce qu’ils ont perdu.
Le choix du noir et blanc est important, il fait ressortir les contrastes ; il crée une ambiance un peu angoissante, un peu comme si nous étions dans un film avec du suspense. L’arrière-plan est plus clair que le premier plan. La voiture roule et quitte la désolation, mais l’avenir est quand même plus sombre : le véhicule est noir et le ciel de ce côté de la photo est plus foncé, plus sombre. Ces gens partent vers l’inconnu.
Le quiz du jour :
Le Mot du Jour : reporter
Le mot « reporter » vient de l’anglais « To report » qui veut dire « rapporter ». Un reporter, c’est un journaliste qui fait des reportages. Un reportage, c’est un article ou une émission à la radio ou à la télévision, où le journaliste raconte ce qu’il a vu ou entendu. Les photojournalistes sont des reporters.
Géolocalisation
6 commentaires
c'est débiles
j'adore C photos
bravoooo!!!!
bonjour tout le monde elle sont fou c'est images.
tres interesant
super interessant









































