France
22 octobre 2012 à 11:41 | par Bénédicte Boucays
Que s’est-il passé le 17 octobre 1961 ?
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Mot du jour : répression
Les hommes, que tu vois sur cette photo, les mains sur la tête, attendent d’être interrogés par la police. Ils ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient, le 17 octobre 1961, pour que leur pays, l’Algérie, ne soit plus gouverné par la France, pour qu’il devienne indépendant. Vendredi dernier, François Hollande a rendu hommage aux victimes de cette manifestation.

Sur cette photo, tu peux voir des manifestants algériens arrêtés à Paris, le 17 octobre 1961.. Le personnage habillé en noir est un policier, il tient dans sa main droite une sorte de matraque. Les manifestants sont assis, ils attendent les mains sur la tête d’être interrogés. Cette photo est impressionnante, car on lit sur le visage des manifestants de la peur. En revanche, pas besoin de voir le visage de celui qui représente l’ordre. Il est de dos et dans son grand manteau de cuir noir, il est déjà très impressionnant ! (© Photo AFP)
Les outils du jour
Pourquoi en parle-t-on ?
Parce que le président de la République a reconnu la répression contre des manifestants algériens par la police française le 17 octobre 1961, il y a cinquante et un ans.
L’@ctu du jour
Ce n’est pas la première fois qu’un président s’exprime sur des événements tragiques qui ont marqué notre histoire. Jacques Chirac en 1995 avait reconnu la responsabilité de l’État à propos de la rafle du Vél d’Hiv le 16 juillet 1942. Ce jour-là, la police parisienne, sur ordre du gouvernement allemand, a arrêté les familles juives qui s’étaient réfugiées à Paris. Ces familles ont été déportées dans des camps de concentration, en Allemagne, où elles ont été tuées.
Pour lire un article sur la rafle du Vel d’Hiv, clique ici.
François Hollande a voulu commémorer un événement tragique qui a eu lieu pendant la guerre qui opposa la France à l’Algérie. C’était dans les années 1960, l’Algérie était encore un département français, mais sur le point de devenir un pays indépendant.
Pour lire un article sur l’indépendance de l’Algérie, clique ici.
Que s’est-il passé le 17 octobre 1961 ?
À cette époque, les tensions entre Algériens et Français sont très fortes. À Paris, le gouvernement français craint des attentats. Le 5 octobre 1961, il décide d’instaurer un couvre-feu et interdit aux Algériens de sortir à partir d’une certaine heure. Dans la nuit du 17 octobre 1961, des centaines d’Algériens viennent manifester à Paris de façon pacifique pour dénoncer ce couvre-feu qui leur est imposé.
Ces manifestants sont réprimés violemment par la police. Certains seront tués. C’est pour cette raison que François Hollande parle « d’une sanglante répression » dans sa déclaration : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. »
En rendant hommage aux victimes, François Hollande reconnaît la responsabilité de l’État et demande pardon aux familles qui ont perdu un des leurs.
Une déclaration importante pour le travail des historiens
Cette déclaration est importante parce qu’elle permettra peut-être aux historiens d’accéder enfin aux archives : des documents conservés et classés, qui contiennent les traces de cet événement. Jusqu’ici, les historiens ont principalement travaillé à partir de simples témoignages (déclarations faites par des témoins). Les archives de la police ou de la justice ne leur ont jamais été accessibles.
C’est pourquoi, cette répression est encore entourée de mystères. On ne connaît pas le nombre réel de victimes par exemple. Si le gouvernement décide d’ouvrir ces archives – films, lettres, procès-verbaux – les historiens pourront enfin travailler dans de bonnes conditions. Et peut-être écrire l’histoire exacte de cet événement.
Le dico du jour :
Le mot « hommage » vient du mot « homme ». Un hommage, c’est un don, une marque de gratitude, de reconnaissance, envers quelqu’un, quelque chose. En ce qui concerne le sujet d’aujourd’hui, il s’agit d’un hommage rendu à la mémoire des victimes de la répression du 17 octobre 1961.
Le quiz du jour :
Le Mot du Jour : répression
Le mot « répression » vient du verbe « réprimer ». La répression, c’est quand on punit quelqu’un avec violence. Dans le cas de la tragédie du 17 octobre 1961, « réprimer une manifestation », c’est empêcher par la force qu’elle ait lieu. Les mots « punition » ou « châtiment » sont des synonymes du mot « répression ».
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11 commentaires
j'suis d'accord avec SARA
yoyoyo
cool
Moi je dis que François HOLLANDE a eu réson car c'est pas de leur faute si ils ont manifestés, c'est la faute de leur président alors je dis que ce n'est pas normal!
C'est triste d'avoir ça dans notre Histoire. Je trouve que c'est bien ce qu'a fait François Hollande.
Moi je trouve qu on devrait pas faire ça moi c est arrivé a tunis les revolutions on d evait les frappés avec des pierres pour arrêter de manifester et de plus on est libre de manifester car chaqu un c est droit
je trouve que c'est une très bonne action
car moi je suis d'origine magraibine et je trouve que c'est très , je m’intéresse de plus en plus a l'histoire depuis que je en 6°
et maintenant je suis en 5°!!!!
c est trop pas juste françois ollande
bien François Ollande
c'est une bonne action du président




































