Monde
11 mars 2011 à 00:00 | par Coline Arbouet
Pourquoi parle-t-on d’un printemps arabe ?
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Le mot du jour : printemps arabe
Depuis quelques semaines, à la télé ou à la radio, tu entends peut-être parler du "printemps arabe". Cette expression est utilisée pour parler des révolutions qui ont lieu depuis décembre 2010 dans les pays arabes, tels que la Tunisie, l'Égypte ou encore la Libye. Après des années de souffrance, des milliers de personnes osent s'opposer aux dirigeants autoritaires en place dans ces pays, pour réclamer plus de liberté et de meilleures conditions de vie. Sur cette carte, tu peux repérer les pays qui sont concernés par ces révolutions !

Les pays arabes touchés par le printemps arabe. (© Milan Presse/Jennifer Le Bot)
L'@ctu du jour
Revenons un peu sur l'origine de ce printemps arabe :
Tout commence en Tunisie (étoile rose sur la carte), un pays situé au nord de l'Afrique. Le 17 décembre 2010, Mohamed, un jeune marchand ambulant se suicide. Il est jeune, diplômé, mais ne parvient pas à trouver un travail qui lui permette de vivre correctement. Cet événement est le point de départ d'une révolution : de nombreux Tunisiens se reconnaissent dans Mohamed. Ils protestent dans les rues contre la vie chère et le chômage, et réclament un changement. Leur révolte mènera au départ du dictateur tunisien Ben Ali le 14 janvier.
• Retrouve notre article sur la révolution tunisienne en cliquant ICI.
• Retrouve notre article sur le départ de Ben Ali en cliquant ICI.
Quelques jours plus tard, c'est l'Égypte (étoile rose sur la carte) qui se révolte. Les motivations des Égyptiens sont les mêmes que celles des Tunisiens : ils réclament du travail et la baisse des prix des aliments. Hosni Moubarak, le dictateur à la tête de l'Égypte depuis trente ans quitte le pouvoir le 11 février.
• Retrouve notre article sur la révolution égyptienne en cliquant ICI.
• Retrouve notre article sur le départ d'Hosni Moubarak en cliquant ICI.
Comme les Tunisiens et les Égyptiens, les Libyens vivent, eux aussi, dans des conditions difficiles. Ils n'ont pas de travail et n'ont pas le droit de s'exprimer librement. Mais dans ce pays situé entre la Tunisie et l'Égypte, la situation s'aggrave de jour en jour. Le dictateur* Mouammar Kadhafi n'entend pas quitter le pouvoir. Il s'accroche au pays et réprime très violemment les manifestations. Près de 6 000 personnes auraient été tuées depuis le début de la révolte, juste parce qu'elles se sont opposées au gouvernement.
• Retrouve notre article sur la Libye en cliquant ICI.
Dès le mois de mars, des manifestations ont eu lieu presque tous les jours en Syrie. Mais les motivations des Syriens sont un peu différentes de celles des Egyptiens ou des Tunisiens. Le peuple réclame la suppression de la loi sur l'état d'urgence qui l'empêche de vivre librement et le départ du président Bachar el-Assad. Les manifestations sont violemment réprimées par le gouvernement : l'armée n'hésite pas à bombarder les villes et à tirer sur la foule. Plus de 1000 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte syrienne.



































